Trop de dossiers pour réfléchir. Et peut-être trop de dossiers parce qu’on ne réfléchit plus. ...
Seydi BA Un courage rare, une plume qui décoiffe.
Il plaide. Il écrit. Il dérange.
Trente et un ans, et déjà le courage de dire ce que beaucoup n'osent même pas penser, encore moins écrire.
Une écriture à vif, qui frappe où elle doit frapper, sans jamais (se) ménager.
Chez certains avocats, la robe reste un costume. On l'enfile, on plaide, on la range. Chez Seydi BA, elle est autre chose. Lui-même le dit dans Comme on traverse un feu : la robe n'est pas un costume que l'on range après une audience, mais une seconde peau, lourde des humiliations subies, des injustices observées, et des combats.
Cette phrase, à elle seule, dit tout de son écriture : rien n'y est théorique, tout y est incarné. Il ne raconte pas la justice depuis l'extérieur - il la porte sur lui, comme une peau qui garde la mémoire de tout ce qu'elle a touché.
Ce qui me frappe, en le lisant, c'est cette absence totale de confort. Pas de distance protectrice, pas de posture. Juste un homme qui a laissé le métier s'inscrire en lui, jusqu'à ne plus savoir où s'arrête l'avocat et où commence l'homme.
Peu de confrères réussissent ce que Seydi fait ici : écrire la justice sans la trahir. C'est passionnant de bout en bout.
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À lire : Comme on traverse un feu : Ce que la robe exige, JC Lattès, 2026
Une manière de voir la justice pénale qui n'appartient qu'à lui. Sec, incarné, jamais complaisant. Même des amis totalement étrangers à la justice pénale s'y sont laissé prendre - un livre qu'on lit d'une traite.
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D'autres baffes m'attendent : retour à mes sources d'inspiration

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