Faut-il accélérer la justice au risque d’appauvrir le procès ?
Les causes Un système qui se nourrit de ses propres échecs
Plus elle agit. Plus ça recommence.
Si la justice peine à produire les effets attendus, ce n'est pas par hasard. Ce n'est est pas non plus la conséquence d'un seul dysfonctionnement. C'est une mécanique. Une mécanique où les causes produisent des effets — qui deviennent à leur tour des causes. Un système qui tourne en rond. Et qui, peu à peu, s'enferme.
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Des cercles vicieux
La justice pénale ne dysfonctionne pas seulement.
Elle tourne en rond.
Elle est prise dans des logiques qui se répètent.
Qui se renforcent.
Qui finissent par produire l'inverse de ce qu'elles promettent.
Plus de lenteur.
Plus d'incompréhension.
Plus d'inefficacité.
Ces mécanismes ne sont pas toujours visibles. Mais ils sont à l'œuvre. En permanence.
La justice est devenue une chaîne de production.
La vitesse qui ralentit tout
Des dossiers.
Des flux.
Des stocks.
On traite.
On évacue.
On réduit.
La justice devient une chaîne de production.
Le critère change imperceptiblement.
Ce n'est plus : comprendre, juger, transformer.
C'est : aller vite.
Et à force de juger plus vite,
on juge moins bien.
Et à force de juger moins bien,
on recommence.
La vitesse produit exactement ce qu'elle prétend éviter.
L'illusion de tout traiter
Tout doit être pris en charge.
Tout doit être poursuivi.
Tout doit être sanctionné.
Rien n'est priorisé.
Les dossiers s'accumulent.
Le temps manque.
L'essentiel se dilue.
Ce qui devrait être central devient secondaire.
Ce qui devrait être approfondi est expédié.
À vouloir tout traiter, on ne traite plus rien vraiment.
Personne ne consulte le code pénal avant de passer à l'acte.
Punir dissuade. Vraiment ?
On alourdit les peines.
On renforce la répression.
Parce qu'on pense : punir dissuade.
Mais la réalité est plus simple - et plus dérangeante.
La plupart des infractions ne se calculent pas.
Elles se produisent.
Dans l'impulsivité.
Dans la violence.
Dans l'addiction.
Dans le sentiment d'impunité.
"Pas vu, pas pris."
Personne ne consulte le code pénal avant de passer à l'acte.
Alors on punit davantage.
Sans effet réel.
Et comme cela ne fonctionne pas - on recommence.
Un mécanisme plus profond explique ce réflexe.
Un raccourci - pour ceux qui ne peuvent pas attendre :
Pourquoi voulons-nous tellement punir ?
Les plus fragiles en première ligne.
La justice frappe là où c'est le plus facile
Certaines réalités reviennent sans cesse devant les tribunaux.
Précarité.
Addictions.
Isolement.
Troubles psychiques.
Les mêmes profils.
Les mêmes trajectoires.
Les mêmes enchaînements.
Comme si la justice frappait là où c'est le plus visible.
Pas forcément là où c'est le plus utile.
Parce que s'attaquer aux causes profondes est plus long.
Plus complexe.
Moins spectaculaire.
Et pendant ce temps, les mêmes reviennent.
Ce n'est pas plus d'action qu'il faut. C'est une action différente.
Une justice qui fabrique ce qu'elle combat
À force de répondre toujours de la même manière,
la justice finit par produire ce qu'elle prétend empêcher.
Elle sanctionne - sans empêcher la récidive.
Elle accélère - sans améliorer les résultats.
Elle durcit - sans protéger davantage.
Le système tourne sur lui-même.
Et chaque tour de roue renforce un peu plus
la conviction que la solution est dans la roue -
pas dans ce qui la fait tourner.
La question que tout le monde évite
Toutes ces causes ramènent à une seule question.
La justice répond-elle au bon problème ?
Au bon moment.
De la bonne manière.
Avec les bons outils.
Ou répond-elle - à côté ?
Cette réalité mérite qu'on s'y arrête.
Un raccourci - pour ceux qui ne peuvent pas attendre :
Les causes ? Pas le temps
Ce qui devrait changer
Une justice ne se dégrade pas toujours par manque d'action.
Parfois, elle se dégrade parce qu'elle agit - sans effet réel.
Ce n'est pas plus d'action qu'il faut.
C'est une action différente.
C'est exactement ce que les solutions proposent.
- La répression, la course aux chiffres, l'illusion de tout traiter - autant de cercles vicieux qui s'alimentent.
- La justice tourne en rond parce qu'elle répond aux symptômes (les infractions) sans s'intéresser aux causes.
- Maintenant que les causes sont claires - que fait-on ?
La suite logique, en trois directions.
Revenez au point de départ - Et si tout partait d'une erreur ?
Retournez aux faits - Le Constat
Découvrez ce qui pourrait changer - Les Solutions

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